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Premier débat entre deux tours #mulhouse2026


Débat élections municipales au marché de Mulhouse le 16 mars 2026


Les commerçants de Mulhouse ont invité à débattre les 6 candidat-e-s qualifiés pour le second tour des élections municipales le 22 mars 2026. Lara Million n'est pas venue, Christelle Ritz s'est fait représentée par Fabrice Ciarletta, Annouar Sassi, Michèle Lutz, Frédéric Marquet et Loïc Minery étaient présents. Transcription des échanges ci-dessous.


Débat organisé par les Vitrines de Mulhouse. Vous pouvez voir et revoir ce débat en vidéo sur la page https://www.facebook.com/LesVitrinesdeMulhouse



Commerce, stationnement, accessibilité, circulation

Représentant de Christelle Ritz (RN) Fabrice Ciarletta

(début d’intervention tronqué, enregistrement commencé en cours)

La position sur la place de la voiture en ville est, il me semble, évidente. Pour moi, c’est presque une question rhétorique. Évidemment, il faut que la voiture puisse arriver en ville, et qu’elle puisse s’y garer facilement, rapidement.

Je distinguerais deux usages principaux, qu’on peut identifier assez facilement lorsqu’on connaît un centre-ville. D’abord, la dépose rapide. Cela concerne les médecins, tout ce qui touche au médical, mais aussi les courses ponctuelles et, plus largement, le shopping. L’idée, c’est qu’on arrive, on se gare, on se promène, on profite des animations quand il y en a, quand elles sont financées, quand elles ne sont pas arrêtées.

Il faut aussi pouvoir laisser sa voiture tranquillement, sans devoir faire tout le tour de la ville pour accéder au centre. Cela suppose, à mon sens, la création d’un nouveau parking en ouvrage, soit du côté nord pour capter les flux, soit du côté de la Fonderie pour les trajets plus longs, c’est-à-dire pour les personnes qui viennent de plus loin.

Ensuite, pour les courses rapides, il conviendrait de proposer jusqu’à 30 minutes de parking gratuit, voire une heure sur certains secteurs. Quand on habite ou qu’on vient de plus loin du centre-ville, il faut pouvoir laisser son véhicule plus longtemps.

Globalement, la place de la voiture en ville est essentielle. On ne peut pas s’en passer.

Il faut penser aussi aux familles qui vivent en ville, aux personnes âgées. Tout le monde ne peut pas rentrer à vélo, même en vélo cargo. Tout le monde n’a pas cette possibilité.

La deuxième chose, c’est l’accessibilité et les bouchons. Le plan de circulation actuel paraît effectivement limité, avec des effets souvent délétères. Nous proposons de permettre une meilleure traversée de la ville, avec davantage de places en surface.

Enfin, sur la redynamisation commerciale, nous proposons de créer une société d’économie mixte, une foncière immobilière dédiée au commerce.


Loïc Minery

Merci, Capucine. Merci également aux associations de commerçants pour ce débat autour du commerce.

Avant même de répondre à la première question, je voudrais dire que je suis souvent venu à la Maison du commerce durant ce mandat, ces six dernières années. Cela a été l’occasion d’entendre les uns et les autres sur ces différents sujets.

Pour aller droit au but, sur la question du stationnement, nous souhaitons aujourd’hui mener une action forte pour remettre chaque mode de déplacement à sa juste place. Nous sommes dans une ville dense, une ville de plus de 100 000 habitants.

La stratégie commerciale qui doit être mise en place à Mulhouse doit clairement se différencier des stratégies développées en périphérie. Nous devons retrouver une ambiance différente, propre au centre-ville.

La question du stationnement appelle donc de nouvelles propositions, avec des places supplémentaires autour de l’hypercentre. Cela a déjà été amorcé, à coût élevé, avec le parking Buffon. Il faudra aussi réfléchir au futur parking Fonderie afin de créer un linéaire et une signalétique relativement clairs pour accéder au centre-ville. Il y a aussi le futur parking Gare, qui a été évoqué jusqu’à présent de manière assez évasive.

Ces deux parkings, qui vont être réalisés dans les prochaines années, notamment à l’initiative de m2A, doivent devenir une opportunité. Nous allons devoir profiter de cette aubaine, avec des parkings supplémentaires d’une capacité non négligeable, pour faire venir davantage de monde au centre-ville. Cela représente évidemment des centaines de places supplémentaires.

Ensuite, les transports en commun, dont on parle assez peu, doivent eux aussi devenir un outil pour développer l’accessibilité au centre-ville. Nous proposons depuis plusieurs mois la gratuité des transports le samedi, afin de favoriser le commerce de centre-ville, mais aussi le commerce dans les quartiers, puisque cette mesure concernerait l’ensemble de l’agglomération.

Nous souhaitons porter cette mesure, qui n’est pas seulement symbolique mais qui peut se traduire par un véritable dynamisme commercial à l’échelle de la ville-centre.

Ensuite, sur la question plus générale de l’accessibilité et de la manière dont on entre dans la ville, la fluidité de la circulation est évidemment un enjeu. Mais il faut très clairement remettre le ring en ordre, car aujourd’hui cela n’est pas satisfaisant. Il faut des axes plus lisibles et plus capacitaires.

Enfin, sur la foncière commerce, il faut une foncière de redynamisation commerciale présente partout, qui travaille de manière fine. Cela a été amorcé en 2024, mais il faut désormais aller plus loin et prendre en charge davantage d’artères de la ville.

Merci.


Frédéric Marquet

Je vais peut-être me lever, je serai plus à l’aise, et ce sera sans doute plus agréable pour vous aussi.

Déjà, pour moi, c’est très particulier d’être là. C’est un vrai bonheur d’être parmi vous ce matin.

Sur le stationnement, je vais être très concret. La bonne vision pour notre centre-ville, c’est un équilibre entre les modes de transport. Et cet équilibre, cela veut dire retrouver une vraie place pour l’automobile en matière d’accessibilité. Cela ne veut pas dire abandonner le vélo, ni ne plus penser aux transports en commun, mais aujourd’hui, une partie du pouvoir d’achat se situe en dehors de notre centre-ville.

Les clients qui viennent de l’agglomération, qui viennent de Suisse, qui viennent de plus loin, doivent pouvoir venir facilement dans notre centre-ville et s’y garer facilement. C’est cela, retrouver l’équilibre : permettre à chacun de venir au centre-ville comme il le souhaite, y compris en voiture.

Quand on parle de parking, il faut parler de parkings en pourtour du centre-ville. Désolé, mais un parking à la Fonderie, aujourd’hui, ne servirait pas directement le shopping de centre-ville. Il faut être sur des secteurs comme Porte Haute, qui est un bon exemple. Là, nous étudierons un vrai silo, voire un parking souterrain si c’est économiquement pertinent, pour récupérer une belle place au cœur du centre-ville.

Imaginez : à Porte Haute, on aurait enfin une grande place dans notre ville, où l’on pourrait accueillir des événements forts, entre le marché, le centre-ville et la rue de l’Arsenal. Donc oui au stationnement, oui au parking, mais en proximité du centre-ville pour garantir cette accessibilité.

Sur le ring, évidemment, il n’est pas à l’échelle de notre ville. Il faut revenir à quelque chose qui serve vraiment la réalité et la vie quotidienne de Mulhouse. Aujourd’hui, ce ring complique la vie, et quand on complique la vie du consommateur, il finit par aller ailleurs.

Sur la gratuité des transports, nous proposons aussi la gratuité le samedi, ainsi que la gratuité pour les moins de 18 ans toute la semaine. Le samedi, c’est la mesure qui aura un effet direct sur le centre-ville.

Sur la notion de manager du commerce, évidemment, nous voulons recruter un vrai manager du commerce. Nous mettons en place une mission commerce mulhousienne, avec une équipe dédiée au commerce de centre-ville et une autre dédiée au commerce de proximité dans les quartiers et à nos marchés, parce que nos marchés sont le cœur vivant de notre ville.


Annouar Sassi

Tout d’abord, merci pour l’invitation et pour l’initiative de ce débat. Je tiens également à féliciter l’ensemble de mes concurrents pour leurs résultats au premier tour.

Concernant la question du commerce à Mulhouse, je ne vais pas inventer les choses ni asséner des évidences. Notre zone de chalandise, au sens large, est porteuse. Elle l’est tellement qu’on voit bien que les communes périphériques de Mulhouse tirent aujourd’hui leur épingle du jeu.

La question est donc la suivante : pourquoi les clients, aujourd’hui, se détournent-ils de Mulhouse et ne viennent-ils plus à Mulhouse ? Une des grandes difficultés, c’est que l’expérience mulhousienne est devenue beaucoup trop compliquée. La circulation, comme la plupart le constatent, est devenue un calvaire.

Dès le début de notre campagne, nous avons pris une position extrêmement forte : rouvrir l’avenue Aristide-Briand. Je suis d’ailleurs heureux de constater qu’elle a été reprise par nos concurrents aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que lorsque vous fermez une artère importante de la ville de Mulhouse, vous reportez le flux sur des axes secondaires. Donc la question de l’accessibilité routière à Mulhouse est essentielle.

La question du stationnement l’est également. Là encore, il ne s’agit pas de réinventer des choses évidentes : il faut par exemple des parkings en silo à proximité du centre-ville, avec de la gratuité sur les deux premières heures, parce qu’on est loin de ce qu’il faudrait pour améliorer réellement l’expérience des visiteurs.

Il faut permettre aux familles de venir à Mulhouse, de prendre le temps de consommer, tout en gardant une logique de rotation. C’est indispensable.

Sur la question de l’urbanisme, c’est extrêmement simple. Aujourd’hui, à Mulhouse, nous avons des friches abandonnées depuis des dizaines d’années. C’est inacceptable pour l’image de la ville. Je pense par exemple à DMC, à la Nef, à d’autres sites encore. Ce sont parfois des biens privés, certes, mais c’est aussi le rôle de la puissance publique de prendre des initiatives. L’attentisme n’est plus acceptable.

Nous devons redonner à Mulhouse la puissance qui a été la sienne pendant de nombreuses années, de nombreuses décennies, pour pouvoir nous reprojeter dans l’avenir.

Sur la question du manager du commerce, cela ne doit pas être un simple super-administrateur. Il faut redéfinir sa mission. Cela doit être un animateur du territoire, capable de proposer une expérience globale. Nous manquons d’animations, nous manquons d’offres vraiment packagées, c’est-à-dire une expérience complète : on mange, on stationne, on consomme à Mulhouse pendant un temps donné. Il faut qu’on puisse se dire que venir à Mulhouse procure une expérience comparable à celle de Bâle ou de Colmar, par exemple.

Et je suis dans le timing, puisqu’il n’est que 2 minutes 29. Merci à vous.


30 secondes supplémentaires

Michèle Lutz

Bien volontiers.

Pour moi, le manager du commerce n’est pas seulement un manager du centre-ville. Il existe d’autres polarités dans cette ville, il y a aussi les quartiers. Nous avons des quartiers en devenir ; j’aimerais citer par exemple le Drouot, où un vrai développement est en train de s’effectuer.

Je rappelle aussi que, pour mon équipe, nous voulons développer une foncière commerce. Cette foncière, nous allons la déployer sur Aristide-Briand, Franklin et également Bourtzwiller. Là, le rôle du manager du commerce sera crucial.

Merci.


Représentant de Christelle Ritz (RN) Fabrice Ciarletta

Le manager du commerce de centre-ville a effectivement une importance cruciale. Nous souhaiterions aussi étendre cette action en coordination avec les différentes polarités commerciales, comme cela a été dit tout à l’heure. On n’a pas forcément cité tous les secteurs, mais il y a aussi des zones importantes pour nous.

Ce qui compte également, c’est la recherche de nouvelles activités. On parlait tout à l’heure des restructurations à l’échelle de l’agglomération, et je pense qu’il faudrait mieux coordonner, avec les acteurs territoriaux, le travail du manager du commerce à l’échelle de ce grand centre-ville.

Merci.


Loïc Minery

Oui, bien sûr, sur le poste de manager du commerce, nous y sommes tout à fait favorables.

C’est une action qui doit être menée finement auprès de l’ensemble des acteurs du commerce mulhousien. Je pense notamment que parmi les nouvelles missions qui pourraient être clarifiées, il y a le fait de soutenir davantage les indépendants, les commerçants qui galèrent un peu au quotidien, d’être aussi beaucoup plus présents dans les quartiers pour favoriser l’installation de commerces de proximité, avec une feuille de route clarifiée dans ce sens, et également une action ciblée sur les marchés pour redonner un nouveau souffle aux marchés mulhousiens.

Merci beaucoup.


Frédéric Marquet

J’ai quelques idées sur la fonction de manager du commerce, et je pense d’abord qu’en termes de profil humain, il faut quelqu’un qui connaisse vraiment ce métier. Dans le réseau qui est le mien aujourd’hui, j’ai même déjà quelques idées de personnes que l’on pourrait associer à cette dynamique mulhousienne.

Clairement, il faut un manager du commerce pour le centre-ville, et un autre pour les quartiers. On ne peut pas demander à une seule personne de s’occuper à la fois de la dynamique du centre-ville et de celle des quartiers. Ce sont même des réseaux complémentaires mais différents.

C’est pour cela que nous créons une mission commerce mulhousienne, avec une équipe dédiée au commerce du centre-ville et une autre au commerce de proximité dans les quartiers.

Merci beaucoup.


Annouar Sassi

Sur la question du manager du commerce, je suis surpris de voir qu’on raisonne encore avec de vieux logiciels, comme si l’on attendait l’homme ou la femme providententiel(le).

Le manager du commerce, ce n’est pas une personne seule : c’est une équipe, une fonction dédiée, un groupe de personnes qui travaillent sur ces sujets-là. Aujourd’hui, notre vraie problématique à Mulhouse, c’est que l’expérience mulhousienne n’est pas perçue comme positive.

Bien évidemment, il faut être facilitateur sur le plan administratif, mais il faut surtout proposer une vraie programmation, une vraie continuité dans l’expérience lorsqu’on vient à Mulhouse.

Merci.



Ambiance, cadre de vie, sécurité, propreté, animations

Modératrice

Merci beaucoup pour cette première prise de parole. On va tout de suite enchaîner avec un autre aspect très important : l’ambiance, le cadre de vie et les animations, dans le centre-ville comme dans les quartiers.

Je vous propose de partir directement sur trois minutes. Les questions portent essentiellement sur l’ambiance, la sécurité, la propreté dans les espaces de consommation, la place des familles, l’animation des samedis et des dimanches, ainsi que les grands rendez-vous et les grands événements.

Nous allons commencer par Mme Lutz.


Michèle Lutz

Merci, Capucine.

Oui, les thèmes de la sécurité et de la propreté sont évidemment importants, mais j’aimerais commencer par un autre point, puisque je crois que nous avons quand même le choix. J’aimerais parler de l’endroit où nous sommes : le marché de Mulhouse, qui est un lieu emblématique. On sait que c’est l’un des plus beaux marchés de l’Est, et on l’oublie parfois.

Notre proposition, c’est de lancer rapidement un concours pour répondre à une demande que nous entendons depuis des années : disposer d’un espace couvert à l’extérieur, afin que les commerçants puissent mieux exercer leur métier et que ce soit également plus agréable pour les consommateurs.

Cela a été dit tout à l’heure : il y a aussi un travail à réaliser sur les terrasses du marché, avec l’ensemble des commerçants présents ici. C’est une volonté que nous avons.

Sur la question de la sécurité, vous connaissez ma ligne : tolérance zéro. Vous le savez, nous avons déjà annulé des mariages qui posaient problème. Ce qui est aussi important pour nous, c’est de pouvoir disposer, à l’instant T, d’une application de type “Allô sécurité”, permettant la géolocalisation, afin que les forces de l’ordre puissent intervenir rapidement.

Sur la propreté, c’est vrai que la gestion des encombrants est devenue un sujet très présent dans la ville, au quotidien. Nous allons donc mettre à disposition des bennes dédiées dans tous les quartiers. Nous voulons aussi mettre en place un système d’enlèvement à la demande, sur rendez-vous, et développer les amendes administratives en cas de dépôts sauvages, qui sont inadmissibles.

En matière de loisirs, il nous manque à Mulhouse un grand événement annuel. C’est important que nous ayons ce type de rendez-vous. Et je le rappelle : le 18 juillet, nous accueillerons le Tour de France à Mulhouse. Le marché sera bien évidemment pleinement engagé dans cette dynamique.

Il nous manque aussi un équipement de type arena pour accueillir de grands événements à Mulhouse. C’est quelque chose qui figure dans notre programme, qui est identifié, réalisable, et déjà inscrit dans les lignes budgétaires.

Enfin, sur les loisirs et le cadre de vie, nous souhaitons également nous occuper de ce qu’on appelle les Bains de l’Ill, et plus largement réfléchir au réaménagement du canal.

Voilà, un peu dans le désordre, ce que nous proposons pour le prochain mandat.

Modératrice : Est-ce qu’on peut aussi vous entendre sur vos propositions d’accompagnement aux associations et aux commerçants qui sont ici présents ? Michèle Lutz : Bien évidemment. Pour nous, les associations sont un maillage essentiel à Mulhouse. Je crois que nous l’avons démontré pendant la période du Covid. Nous avons accompagné le commerce mulhousien à hauteur de 1 million d’euros durant cette période. Bien sûr, nous sommes prêts à continuer à accompagner les commerçants. Nous allons également mettre en place des structures au sein de la collectivité permettant de répondre à l’ensemble des demandes qui sont formulées, et qui sont souvent bien plus légitimes qu’on ne le pense.


Représentant de Christelle Ritz (RN) Fabrice Ciarletta

Je voudrais d’abord vous remercier d’avoir mis dans votre question la question de la sécurité, parce que c’est aussi ce qui ressort du questionnaire que nous avons diffusé depuis un an auprès des Mulhousiens. Beaucoup de Mulhousiens se sentent en insécurité dans le centre-ville. Certains parleront de sentiment d’insécurité, d’autres diront que tout va bien, mais pour nous, c’est un sujet central.

Nous proposons donc d’en faire une priorité municipale, avec un rattachement direct des services concernés pour gagner en efficacité. Nous proposons également d’augmenter le nombre de policiers municipaux sur le mandat, afin d’atteindre un niveau conforme à celui des grandes villes de la même strate. Nous passerions d’abord à plus de 40 effectifs supplémentaires dans les deux premières années, puis nous poursuivrions l’effort jusqu’à atteindre environ 120 agents, ce qui nous paraît nécessaire pour assurer correctement la sécurité dans la ville.

Le deuxième axe de notre programme en matière de sécurité, pour apaiser le centre-ville, concerne la vidéoprotection. Il faut savoir qu’aujourd’hui, malgré le nombre de caméras, certaines ne fonctionnent pas, et cela a été signalé par la police nationale. Nous proposons bien sûr de remettre ce système en état, afin qu’il soit réellement efficace, et de créer une salle de supervision et d’investigation pour exploiter correctement les images.

Enfin, pour la sécurité des femmes dans l’espace public, nous proposons de faire comme à Perpignan, où cela fonctionne bien : des bornes d’appel d’urgence directement reliées à la police municipale, permettant d’appuyer sur un bouton pour être immédiatement pris en charge par un équipage, tout en enregistrant les faits ou les agressions. À Perpignan, cela a particulièrement bien fonctionné, notamment sur le campus.

Sur l’animation du centre-ville, il faut des rendez-vous réguliers. Le festival automobile, que vous avez cité, est une bonne idée. Mais au-delà de cela, il y a aussi des événements plus ponctuels, plus fréquents, qui pourraient revenir toutes les semaines ou tous les mois : je pense par exemple à des rassemblements de voitures anciennes, à des rendez-vous thématiques qui attirent du monde et qui redonnent vie au centre-ville.

Enfin, s’agissant de l’accompagnement des associations de commerçants, nous estimons que ce qui manque avant tout depuis plusieurs années, c’est le dialogue. C’est ce qui ressort des échanges avec les commerçants. Quant au financement, nous serions favorables à un soutien par projet, en fonction des actions proposées.


Loïc Minery

Oui, merci.

Sur cette question, il est évidemment crucial de travailler sur l’ambiance du centre-ville. Et je pense qu’il faut aborder cela de manière globale.

Sur la tranquillité publique et la sécurité, il faut des actions très concrètes. Nous pensons avec conviction qu’il faut plus de présence humaine. Cela signifie une police municipale, des agents de tranquillité publique et des médiateurs encore davantage présents sur le terrain. Cela suppose aussi une meilleure reconnaissance de ces métiers, qui ne sont pas faciles, et qui ne sont pas toujours rémunérés à leur juste valeur, avec parfois du temps partiel et donc une forme de précarité.

Nous voulons donc renforcer les patrouilles mixtes, la présence fine sur le terrain, le contact avec les habitants, et ne pas nous contenter de simples équipages en voiture.

Sur la question du soir et de la nuit, nous proposons une mesure très concrète : la mise en place de l’arrêt à la demande dans les transports en commun. Cela permettrait, notamment pour les femmes, de pouvoir descendre à un point plus proche de leur destination, même s’il ne s’agit pas d’un arrêt habituel. Cela existe déjà dans de nombreuses villes, et nous voulons le mettre en œuvre ici.

Nous proposons également de pousser à la création d’une antenne de police nationale à la gare. Bien sûr, cela devra être discuté avec les principaux concernés, mais cela nous semble essentiel, car la gare est un nœud de communication majeur, un point d’arrivée pour de nombreux visiteurs, et donc un lieu stratégique.

Sur la propreté, c’est un très gros sujet, revenu très fréquemment durant cette campagne. Nous sommes favorables à l’enlèvement des encombrants à la demande. J’avais même parlé à un moment d’enlèvement “quasi immédiat” — c’était une formule — mais aujourd’hui certains acteurs, notamment les régies de quartier, nous disent qu’ils sont capables de le faire rapidement. Ils ont le savoir-faire, les équipes, et cela permettrait de débarrasser l’espace public très vite, une fois le rendez-vous fixé, pour ne pas laisser s’installer un sentiment d’abandon.

Ensuite, sur la question de l’animation, il est clair qu’il manque à Mulhouse, notamment à l’échelle du centre-ville, des rendez-vous culturels plus réguliers, notamment en matière de concerts. Ce serait très bien que l’on puisse avoir davantage d’événements fédérateurs, près de la Réunion ou dans d’autres lieux emblématiques.

Je pense aussi à Scènes de rue et à d’autres événements populaires qui ont disparu ou se sont affaiblis : il faudrait réfléchir à une formule renouvelée, mais qui reste populaire, fédératrice et gratuite, dont tout le monde puisse profiter.

Enfin, concernant le soutien aux commerçants et aux associations de commerçants, nous souhaitons être très à l’écoute. Il faudra voir comment les subventions peuvent être revalorisées selon les actions proposées, et comment la municipalité peut mettre à disposition des moyens humains et techniques pour soutenir cette volonté d’animation.


Frédéric Marquet

Je vais reprendre dans l’ordre, en commençant par la sécurité.

Notre vision, c’est de dire d’abord que Mulhouse, ce n’est pas Chicago. Plus on parle de sécurité à Mulhouse en donnant l’impression que tout s’effondre, plus on abîme l’image de notre ville. Et nous, notre ligne, c’est de défendre Mulhouse et d’améliorer son image. Il faut donc replacer les choses à leur juste valeur.

Pour autant, nous savons bien que le sentiment d’insécurité existe. Quand on demande aux Mulhousiennes, aux Mulhousiens et aux visiteurs ce qui compte le plus pour eux, la sécurité ressort très souvent en tête. Il faut donc agir.

Oui, il faut augmenter les effectifs de police municipale. Dans notre programme, nous prévoyons 25 agents supplémentaires, afin d’assurer une réponse efficace de jour comme de nuit, avec une capacité d’intervention en 2 à 10 minutes sur l’ensemble de la ville, y compris dans les quartiers.

Pour le centre-ville, nous proposons aussi une brigade montée à cheval. Cela peut paraître folklorique, mais dans les villes où cela existe, en région parisienne ou lyonnaise notamment, c’est très efficace. D’abord, cela crée immédiatement un sentiment d’apaisement. Le cheval, c’est aussi quelque chose qui crée du lien, y compris avec les enfants. Ensuite, un policier à cheval voit plus loin et peut agir plus efficacement sur les petites incivilités, le harcèlement, les attroupements.

Dans nos squares, nous voulons remettre de vrais gardiens de square. Pas une équipe qui passe une fois de temps en temps, mais une présence régulière, dédiée, pour rassurer les familles, créer du lien et faire bouger les groupes qui n’ont rien à faire là en permanence.

La vidéoprotection doit évidemment être développée. Et il y a aussi un sujet dont personne ne parle assez : l’éclairage public. Le sentiment d’insécurité vient aussi du fait que notre ville devient trop sombre, trop vite. Nous voulons donc rééclairer les rues, en semaine jusqu’à 1 heure du matin, et le week-end jusqu’à 6 heures.

Sur la propreté, c’est devenu un sujet majeur pour Mulhouse. La ville est devenue trop sale. Il faut donc renforcer les moyens, et peut-être réfléchir à une équipe spécifiquement dédiée au centre-ville. Depuis la démutualisation à l’échelle de m2A, on sent bien que l’effort sur l’entretien des rues n’est plus suffisant au regard des attentes. Il faut donc étudier le renforcement de ce service à l’échelle mulhousienne, ainsi que la collecte des encombrants sur simple appel téléphonique.

Sur les animations, c’est le cœur même de ce qui peut rendre notre ville de nouveau attractive. Tous les vendredis soirs de l’été, il doit se passer quelque chose quelque part. Pas forcément toujours au centre-ville, mais il faut une vraie régularité. Un marché des créateurs locaux tous les samedis, par exemple : nous sommes dans le sud de l’Alsace, il y a un vivier, il faut le faire vivre.

Les gens doivent se dire qu’à Mulhouse, il se passe toujours quelque chose. Et après, il y a aussi les équipements structurants, le sport de haut niveau, les grandes infrastructures qui font vivre une ville. Je pense notamment au Zénith.


Annouar Sassi

Concernant l’expérience mulhousienne et les sujets liés à la sécurité, il y a un vrai sujet à Mulhouse : c’est le sentiment d’insécurité, et plus largement la dégradation de notre image, aussi bien en interne qu’en externe.

Je rejoins ce qui a été dit : Mulhouse n’est pas une ville où tout serait hors de contrôle. Mais il y a, au quotidien, des comportements, des incivilités, des situations qui peuvent créer de la gêne. Et sur ce point, il ne doit y avoir ni tabou, ni laxisme.

Ce que nous proposons, c’est une vraie police de proximité, parce que nous croyons que la proximité et le lien sont essentiels pour recréer ce sentiment de confiance envers la force publique. Cela existait dans les années 1990 avec les îlotiers, et cela fonctionnait plutôt bien. C’est dommage que cela ait disparu.

Notre police municipale fait déjà un travail remarquable. L’idée, c’est de lui donner les moyens de travailler davantage en proximité.

Sur la question des encombrants et des dépôts sauvages, nous formulons une proposition qui rejoint ce que beaucoup disent ici : le ramassage à la demande. Quelque chose de simple : vous appelez, on vient chercher devant chez vous le canapé, le frigo ou l’objet encombrant que vous n’avez pas les moyens de transporter vous-même jusqu’en déchetterie.

En revanche, la contrepartie doit être très claire : si un dépôt sauvage est constaté, notamment grâce à un système de caméras ou d’identification, alors une amende très forte doit être appliquée. Il faut être ferme avec celles et ceux qui ne respectent pas l’espace public.

Une amende très élevée sera appliquée aux personnes qui ne respectent pas l’espace public et qui pratiquent les dépôts sauvages. Le respect de l’espace public, c’est une culture : cela ne se décrète pas. Ce n’est pas parce qu’on met en place un ramassage à la demande que tout va s’arranger automatiquement.

Il y aura toujours des personnes pour lesquelles il faudra manier à la fois la carotte et le bâton. Sur ce point, nous ne serons ni dans l’angélisme ni dans le laxisme.

Le deuxième sujet concerne les grands projets et les grandes animations à Mulhouse. Nous sommes favorables à la création d’un grand festival à Mulhouse. Nos voisins, que ce soit Belfort, Colmar ou Saint-Louis, ont chacun un grand festival annuel identifié, qui devient un rendez-vous attendu chaque année.

À Mulhouse, nous pensons que cela peut se construire autour des cultures alternatives, notamment la musique électronique et le hip-hop, parce que nous sommes dans l’une des villes les plus jeunes de France. Et d’un point de vue commercial, c’est aussi très parlant.

Un autre grand projet que nous souhaitons porter pour Mulhouse, dans une logique d’investissement de long terme, c’est la mise aux normes d’un stade aux normes professionnelles. Ce n’est pas une lubie, ni une affaire de passion personnelle pour le football ou le sport. C’est parce que, si l’on veut redonner à Mulhouse une place sur la carte de France, il n’existe sans doute pas de phénomène social plus puissant que celui du football.

Et cela ne coûterait pas forcément si cher, car il existe des cofinancements possibles de la Fédération, de l’État et de l’Europe. On a d’ailleurs des exemples, comme le stade de Pau, qui montre que ce type d’équipement peut se construire dans des formats raisonnables.

Enfin, concernant les associations : chez nous, c’est une thématique centrale. Notre liste s’est construite sur le tissu associatif, le tissu syndical, sur toutes ces personnes qui sont dans la proximité du quotidien. Bien évidemment, je remercie les associations de commerçants et, de manière générale, tout le tissu associatif, qui sera au cœur de notre démarche.

Merci à vous.



Vision globale du commerce à la fin du mandat

Modératrice

Nous allons passer à la dernière série de questions. L’idée, c’est vraiment de nous donner votre vision du commerce, votre vision du centre-ville et des autres espaces commerciaux à l’horizon de la fin du mandat.


Michèle Lutz

Merci beaucoup.

Vous le savez tous, je suis issue du commerce. C’est un préalable, et je crois qu’il n’y a même plus besoin de le rappeler. Comme je l’ai déjà dit, je veux faire de Mulhouse la pilote, puis la capitale du commerce indépendant de proximité. Cette notion de commerçant indépendant est vraiment essentielle à mes yeux.

C’est notre force, et bien évidemment, nous devrons l’accentuer. Nous devrons aussi vous accompagner — et quand je dis “vous”, je parle bien sûr des commerçants au sens très large.

Je tiens également à remercier toutes les personnes qui ont déjà participé au Conseil du commerce. C’est quelque chose qui a permis de faire avancer les choses et de dégager un certain nombre de pistes que nous allons désormais mettre en place.

Tout cela s’appuie bien sûr sur une étude qui nous a déjà été présentée. Je regarde Sophie, et Serge Imbert, qui n’est pas là ce matin je crois, et qui ont été très impliqués dans ce travail. Ils ont vraiment analysé les choses. Un grand merci pour ce travail déjà réalisé, même si, pour moi, il ne constitue qu’un point de départ.

Quand je parle de commerce, bien évidemment, je reviens ici au marché. Je l’ai dit : nous portons un grand projet de transformation de ce marché. Cela ne peut évidemment pas se faire sans l’avis des commerçants, sans l’avis des usagers, sans l’avis de toutes les personnes concernées.

Encore la semaine dernière, je suis venue pour commencer à travailler de manière très opérationnelle sur ce projet. Oui, il est essentiel que ce marché continue à produire ce qu’il produit déjà, et que le commerce mulhousien continue à produire ce qu’il a de meilleur : ses commerçants indépendants. C’est vraiment la base de ma réflexion.

Tout cela nécessite aussi de l’expertise. Nous ne sommes pas les seuls à la détenir. C’est quelque chose d’essentiel : quand on est commerçant, on a souvent le nez dans le guidon, on parle chiffre d’affaires tous les jours, et c’est normal. Mais il faut aussi pouvoir prendre de la hauteur pour trouver les meilleures solutions.

Nous allons donc nous appuyer sur des spécialistes, qui existent, qui peuvent nous inspirer, sans que les commerçants perdent pour autant leur voix au chapitre.

Je l’ai dit également : je souhaite mettre en place un fonds dédié aux animations commerciales. C’est important. Cela a été dit par la plupart des candidats : il n’y a pas que le commerce, il y a aussi l’animation commerciale. La manière de faire du commerce a fortement évolué.

Nos commerçants sont à la hauteur, ils continuent d’évoluer dans ce sens, et nous allons les aider, y compris à aller voir ce qui se fait ailleurs, à adopter parfois une vision un peu différente. Nous serons là pour cela.

Enfin, l’urbanisme commercial est pour moi essentiel. Nous avons à Mulhouse des commerces de très grande qualité, et nous devons les mettre en avant. Cet urbanisme commercial nous permettra aussi de faire émerger encore davantage de beaux talents. Mais il y a aussi du commerce de moins bonne qualité, et il faut savoir faire la différence. Mulhouse mérite le meilleur.

Je mettrai donc en avant tout ce qui relève d’un commerce de qualité, et vous en faites tous partie.

Merci.


Représentant de Christelle Ritz (RN) Fabrice Ciarletta

Le commerce de Mulhouse, à la fin du mandat, devra être un commerce apaisé, dans une ville propre.

On parlait tout à l’heure de propreté. Quelque chose qui fonctionnait très bien à une époque, et qui a malheureusement été arrêté, c’était le système des inspecteurs de propreté, c’est-à-dire la verbalisation des tas de déchets dans la ville, mais aussi la possibilité de verbaliser directement les déchets jetés à terre.

Cela suppose aussi un enjeu politique plus large : il faut reprendre la main sur un certain nombre de sujets à l’échelle de m2A. L’un des enjeux du futur maire ou de la future maire sera d’ailleurs de reprendre la présidence de l’agglomération.

Nous voulons une ville apaisée, avec des effectifs de police municipale suffisants, mais surtout une ville qui refasse confiance à ses agents. Aujourd’hui, on sait que les effectifs sont en baisse, que les moyens matériels sont en baisse, et cela ne leur permet plus d’assurer correctement leur mission alors même que la volonté et l’envie de faire sont là. Beaucoup sont aujourd’hui démotivés.

Notre objectif est d’arriver à la fin du mandat avec environ 140 policiers municipaux, avec des équipements complémentaires, des véhicules, du matériel de base, y compris en vêtements et en dotation courante.

Nous souhaitons aussi valoriser toutes les initiatives portées par les commerçants eux-mêmes, mais aussi par leurs associations, en augmentant les subventions dédiées, afin qu’ils puissent créer les animations dont la ville a besoin.

Nous voulons faire de Mulhouse une ville attractive, un lieu où la municipalité dispose des outils nécessaires. Il faut donc créer ces outils et les mettre en place pour piloter ce qui se passe dans le centre-ville.

Je parlais tout à l’heure de la foncière pour les friches commerciales, qui devra permettre d’installer de préférence des commerçants indépendants, avec des implantations plutôt locales, afin d’éviter de voir arriver uniquement de grandes chaînes disposant de moyens très importants.

Chaque artère commerciale de la ville doit pouvoir s’épanouir. On parlait tout à l’heure de l’axe Briand-Franklin, qui sera remis en circulation dans le sens Dornach vers le centre-ville pour rétablir l’accès. De même, un retour en sens unique vers la rue de Strasbourg permettrait à la rue Briand de retrouver un flux régulier de chalandise.

Toutes les petites artères commerciales doivent pouvoir se développer. Pour cela, la ville doit retrouver les moyens et les outils nécessaires.

Merci.


Loïc Minery

Notre vision à l’horizon 2032, pour le commerce à l’échelle de la ville de Mulhouse, c’est d’abord une ville apaisée. Cela a été dit par les uns et les autres.

Concrètement, il faut qu’on puisse vivre une expérience différente en centre-ville de celle que l’on vit dans les grandes surfaces commerciales de périphérie. Une ville apaisée, mais aussi une ville organisée.

Cela veut dire qu’il faut des interventions rapides sur l’espace public. Aujourd’hui, il y a parfois des pavés qui ne sont plus à niveau, qui sont de travers, et l’ambiance que cela renvoie lorsqu’on se promène en centre-ville n’est pas satisfaisante. On a parfois l’impression que tout est bricolé, que l’urbanisme manque de soin.

Il y a aussi des secteurs problématiques qu’il faudra redresser dans les prochaines années. Il faudra intervenir, dans la limite de nos possibilités, de façon résolue.

D’ici 2032, il faut aussi se demander qui vient en centre-ville. Bien sûr, il y a des visiteurs extérieurs, des personnes disposant d’un certain pouvoir d’achat. Il faut continuer à les attirer. Mais il faut aussi miser davantage sur les familles. Aujourd’hui, trop de familles quittent Mulhouse pour partir en périphérie.

Fixer davantage de familles, c’est aussi fixer des consommateurs, des habitants qui animent la ville, qui fréquentent les lieux du centre-ville mais aussi ceux des quartiers. L’attractivité résidentielle est donc un enjeu majeur. C’est un combat que nous voulons mener, parce que la ville perd des habitants et que la trajectoire actuelle n’est pas bonne.

Ensuite, bien sûr, il faut créer des événements fédérateurs. Je ne vais pas refaire toute la liste de nos propositions, mais il faut surtout les construire avec l’ensemble des fédérations et des associations de commerçants. C’est en travaillant main dans la main que l’on progresse intelligemment.

Le marché est évidemment un cœur battant de la ville, en lien avec le tissu commercial du centre-ville et des quartiers.

Nous devons aussi faire un effort sur le service commerce-attractivité de la ville, afin qu’il soit plus facilitateur, plus réactif quand des demandes sont formulées. Il faut permettre à des projets d’aller au bout, de se concrétiser, et donner plus facilement envie de créer et d’entreprendre sur le territoire.

La question des artisans et des créateurs est également un créneau qui n’a pas été suffisamment exploité durant ce mandat. Nous devons beaucoup plus miser sur eux pour qu’ils prennent toute leur place.

Il faut donc une feuille de route claire pour que, d’ici 2032, notre centre-ville et plus largement Mulhouse puissent s’appuyer sur un commerce de proximité où l’on vit une expérience réellement différente. Il faut aussi éviter de mettre les commerces en concurrence directe les uns avec les autres, et cela passe par un soutien intelligent à l’ensemble des acteurs économiques de la ville.

Merci beaucoup.


Frédéric Marquet

Je pense qu’il faut vraiment que nous prenions conscience du potentiel de notre ville. Et cette ville, à l’horizon 2032, aura encore changé.

Je ne suis pas de ceux qui disent qu’elle a mal évolué ces dernières années. Au contraire, elle a plutôt bien évolué. Mais elle a un tel potentiel qu’il faut maintenant s’y mettre tous ensemble. Je suis convaincu de la qualité des talents que nous avons, que ce soit dans notre jeunesse, chez nos commerçants ou dans nos institutions. Il faut travailler ensemble.

Nous avions commencé à le faire pendant un certain nombre d’années, et cela avait commencé à porter ses fruits. Aujourd’hui, il faut reprendre ce travail. Et si demain je suis maire, je suis certain que ce potentiel peut exploser d’un coup.

Notre ville doit être beaucoup plus vivante. Il faut l’assumer. C’est la grande ville la plus jeune de France. Cela doit devenir une ville de 20 000 étudiants. Aujourd’hui, nous sommes autour de 10 000 étudiants à Mulhouse. Dans notre programme, nous visons 20 000. Cela peut paraître énorme, mais Nancy, qui est plus petite que Mulhouse, compte environ 50 000 étudiants. Notre ambition n’est pas d’aller jusque-là, mais 20 000 est un objectif raisonnable.

Il faut aussi que notre ville soit plus vivante le soir. Il faut qu’on ait envie de sortir, de se croiser, de vivre des choses ensemble. Il faut provoquer et proposer un maximum d’événements, d’occasions de se rencontrer, de partager des émotions, d’alimenter une vraie fierté d’appartenance à Mulhouse.

À quel moment, aujourd’hui, se sent-on mulhousien ? Qu’est-ce qui fait qu’on est fier d’être mulhousien ? C’est aussi cela qui doit nourrir notre centre-ville.

Le commerce de centre-ville repose, à mes yeux, sur trois choses :

D’abord, l’accessibilité. Comment je viens au centre-ville ? Il faut que ce soit facile, avec le mode de transport que j’ai envie ou que je peux utiliser. Tous les modes doivent aujourd’hui retrouver leur équilibre.

Deuxième point : l’offre. Qu’est-ce que j’y trouve une fois sur place ? Il y avait un subtil équilibre que nous avions réussi à installer entre les enseignes nationales et les indépendants. Évidemment, ce sont les indépendants qu’il faut chouchouter, car c’est eux qui rendent un centre-ville différent de ce qu’on trouve ailleurs. Il faut donc tout faire pour que notre centre-ville soit différent de la périphérie comme des villes voisines. Cela suppose d’aller chercher, d’accompagner les porteurs de projets pour construire une offre attractive.

Le troisième axe, c’est l’ambiance. Elle passe bien sûr par la sécurité, mais aussi par le plaisir, l’émotion, ce que l’on vient vivre : un concert ici, une soirée là, un apéro ailleurs. C’est cela qu’il faut développer.

Et puis, il faut retrouver de l’attractivité. On peut bien dire que Mulhouse est attractive, mais dans les faits, elle perd des habitants. Quand j’étais jeune, on était 113 000 ou 114 000 habitants ; aujourd’hui, on est autour de 104 000. Attention, il y a un danger. Si, à un moment, on passe sous les 100 000 habitants, les dotations de l’État ne seront plus les mêmes. C’est donc aussi notre modèle économique qui est en danger.

Cette attractivité, il faut la retrouver à travers l’offre culturelle, l’idée d’un Zénith, le sport de haut niveau, tous ces éléments qui contribuent à l’image d’une ville.

Merci.


Annouar Sassi

Notre vision du commerce à la fin du mandat s’inscrit d’abord dans une perspective plus large.

Il y a une chose que je ne mets pas souvent en avant, et dont je parle assez peu, mais que je partage avec Mme le Maire : je suis moi aussi issu du commerce. C’est quelque chose que je vis au quotidien, dans mon intimité professionnelle : le taux de transformation, le chiffre d’affaires, la marge, la manière de fidéliser les clients, l’exigence d’une expérience client de qualité, la nécessité de maintenir son activité.

Je connais l’impératif et l’urgence du court terme : comment maintenir son chiffre d’affaires, sa marge, comment développer son activité. Mais nous sommes toutes et tous confrontés à un défi plus grand encore : comment projeter notre ville dans la durée ? Pas seulement à l’échelle du mandat, mais à l’horizon 2035 ou 2040.

Je ne vais pas redire tout ce qui a déjà été dit. Je crois que nous avons tous un point commun : nous aimons viscéralement notre ville. Et ce n’est pas une qualité suffisante pour devenir maire, c’est simplement un préalable.

La vraie question, c’est : comment faisons-nous pour nous projeter à long terme et redonner à Mulhouse la place qui doit être la sienne ?

D’autres villes l’ont fait. On peut regarder des exemples comme Manchester, Valenciennes, Rotterdam, ou encore d’autres villes industrielles qui ont connu des difficultés et ont su rebondir.

Nous pensons sincèrement que pour cela, il va falloir retrousser les manches et arrêter le Mulhouse-bashing, qui a trop souvent marqué notre ville. Il faut proposer une véritable expérience mulhousienne, car il n’y a aucune raison que les habitants des communes qui nous entourent ne viennent plus consommer à Mulhouse.

L’une des grosses problématiques que nous avons identifiées, ce sont les locaux vides. En termes d’image, c’est une catastrophe. Quand vous allez en centre-ville et que vous voyez des vitrines vides, cela abîme profondément la perception de la ville.

Nous nous engageons donc à mettre en place un système de loyer progressif. Il vaut mieux un commerce qui essaie, qui se lance, qui se développe et qui propose une offre aux clients, plutôt qu’un local laissé en déshérence.

Sur les friches, nous en avons déjà parlé. Sur les grands événements également : nous défendons un grand festival des cultures urbaines, ainsi qu’une projection de long terme autour d’un stade aux normes professionnelles et de l’accompagnement du sport de haut niveau à Mulhouse, car c’est un élément très fédérateur.

Il y a aussi la question de l’animation au quotidien. La place du marché doit redevenir beaucoup plus qu’un espace utilisé seulement certains jours de la semaine. Il faut l’utiliser davantage. On pourrait très bien imaginer, tous les samedis soirs après le marché, une ambiance festive avec food-trucks, musique et convivialité, pour faire vivre le lieu.

Pour nous, cette projection dans le temps est essentielle. Elle doit se faire de manière collective et partagée.

Merci.



Questions-réponses


Question à Michèle Lutz

Stéphane Bonfort, vice-président des commerçants du marché de Mulhouse : 

Vous savez à quel point le marché joue un rôle important à Mulhouse. La grande question que j’ai, c’est que nous avons beaucoup perdu en activité. L’accès au marché est devenu très compliqué. Qu’est-ce que vous comptez faire, et comment comptez-vous nous aider à redonner de l’attractivité à ce site ?

Michèle Lutz : Effectivement, la question de l’accès au marché est cruciale. Je l’ai dit tout à l’heure : j’ai compris qu’il fallait revoir le ring. J’ai aussi compris qu’il fallait retravailler la fluidité de la circulation, notamment du côté de la rue du Faubourg. C’est d’ailleurs prévu dans les travaux à venir.

Je rappelle aussi que nous avons créé 80 places supplémentaires au parking de la Fonderie. Nous avons également évoqué ensemble, la semaine dernière, la question d’une conciergerie, c’est-à-dire la possibilité de faire du marché un endroit où l’on passe un moment agréable, y compris quand on est chargé de courses et qu’il faut ensuite les acheminer jusqu’au parking.

Je peux aussi vous confirmer aujourd’hui que nous sommes en discussion au sujet du bâtiment Orange, juste derrière nous, qui n’est pas utilisé dans sa totalité. Si cette négociation aboutit, cela nous permettrait de créer une nouvelle entrée beaucoup plus fluide de ce côté-là.


Question de l’association Franklin-Briand à Frédéric Marquet

Mireille : Bonjour à tous. Nous avons établi, conjointement avec l’association du marché, un questionnaire portant sur le marché et son environnement. Nous avons obtenu 600 réponses. Une synthèse a été envoyée à tous les candidats, présents comme absents. La plupart ont répondu. J’aimerais connaître votre vision par rapport aux suggestions mentionnées dans cette synthèse.


Frédéric Marquet : Déjà, bravo pour cette démarche. J’ai reçu ce questionnaire et j’y ai répondu. Et je crois qu’il faut saluer la vitalité de nos associations de commerçants, notamment dans les quartiers. C’est une vraie richesse pour notre ville. Elles font un travail magnifique, d’autant plus qu’on sait à quel point il est difficile aujourd’hui de mobiliser les commerçants quand la situation est compliquée.

Sur la question du marché et de son accessibilité, il faut que le quartier Franklin soit à nouveau désenclavé, libéré de la situation actuelle. Quand on voit le plan de circulation tel qu’il a été modifié, avec les coupures de rues, cela ne fonctionne pas.

Je crois profondément à l’idée d’une “rue du monde”. J’ai été parmi les premiers à défendre cette idée. Demain, je veux que les touristes qui viennent à Mulhouse demandent où se trouve cette rue du monde : un secteur où l’on passe des Balkans à l’Asie, du Maghreb à d’autres cultures, avec un marché au centre. C’est cela qui est magique, et c’est cela qui fait la force de notre ville.

Donc oui, il faut désenclaver Franklin-Briand, mais aussi penser aux habitants et aux riverains, qui voient aujourd’hui passer sous leurs fenêtres un trafic qui n’a rien à faire là.

Je le redis : notre boussole, c’est Mulhouse et l’amélioration de la vie des Mulhousiens. Nous ne prendrons jamais une décision qui ne facilite pas leur quotidien.

Sur la circulation, je veux bien qu’on dise “on s’est trompé”, mais il faut mesurer ce que cela représente : ce sont des millions d’euros investis dans des projets qui compliquent aujourd’hui la vie de tout le monde. Et je le dis aussi : le projet suivant de l’équipe actuelle, c’est notamment la rue de Guebwiller en sens unique depuis le boulevard Roosevelt vers la rue d’Illzach, sans véritable possibilité de retour en arrière, avec des reports de circulation sur d’autres axes déjà saturés.

À un moment, il faut savoir dire stop. Ce n’est pas simplement en disant “je me suis trompé” qu’on améliore la ville.

Merci.


Question à Loïc Minery sur le Conseil du commerce et de l’artisanat

Claude Esther Chemin, commerçante en centre-ville, adhérente du Cœur de Mulhouse et vice-présidente commerçante de la CPME 68 : Ma question porte sur le Conseil du commerce et de l’artisanat, mis en place il y a quelques mois à la mairie, qui a le mérite d’exister et qui, je trouve, fonctionne relativement bien. Qu’en serait-il avec vous ?


Loïc Minery : La réponse sera assez simple : notre intention est bien de maintenir ce Conseil du commerce et de l’artisanat.

Vous l’avez dit, il a été créé il y a quelques mois. J’avais moi-même souligné au conseil municipal que cette création arrivait un peu tard. J’aurais aimé qu’elle voie le jour bien avant. Mais maintenant qu’elle existe, il faut la faire vivre.

Tous les partenaires de la vie commerciale de la ville doivent pouvoir s’y rencontrer, échanger sur leurs problématiques du quotidien, avec des réunions régulières. Cela me paraît être un bon rythme pour retrouver de vraies habitudes de concertation.

Il ne faut pas que ce soit simplement une chambre d’enregistrement où la mairie arrive avec un projet déjà ficelé pour le faire valider. Non : les commerçants, les acteurs de la ville, les chambres consulaires, les élus, mais aussi d’autres partenaires du quotidien les transports, la police municipale, etc. doivent pouvoir y porter eux-mêmes des projets.

Cela doit être un lieu où l’on examine des idées d’animation, d’embellissement, de fonctionnement, où l’on regarde ce qu’il est possible de faire, où l’on se met autour de la table pour ouvrir le champ des possibles à partir des réalités concrètes.

Cette instance doit clairement vivre, être animée, et nous comptons bien la faire vivre.

Merci.


Question à Annouar Sassi sur l’attractivité du centre-ville


Maximilien, commerçant du centre-ville, adhérent aux Vitrines de Mulhouse : On se rend compte qu’il y a effectivement des bouchons, mais cela veut aussi dire que les gens viennent en ville. Il existe déjà des parkings en centre-ville, mais ils ne sont peut-être pas tous bien indiqués, parce qu’il y en a que l’on connaît mal, comme celui de la mairie, celui de la CCI ou encore Porte Jeune. Pour vous, qu’est-ce qui fera que le centre-ville sera vraiment plus attractif ? Quels sont les projets ? On n’a pas entendu parler, par exemple, de développement de parkings extérieurs type tram-train, parc-expo ou autres. Comment fluidifier davantage, sachant qu’on ne peut pas élargir les artères à l’infini ? Qu’est-ce qui fera qu’au-delà de tous les sujets déjà évoqués, les gens auront encore plus envie de venir en ville ?


Annouar Sassi : Merci pour votre question. Il y a plusieurs choses. Sur les parkings, vous en avez parlé, et je pense qu’il n’y a pas à matière à tout remettre en cause. Bien évidemment, il faut des parkings en silo, des parkings de proximité, et il faut du stationnement plus stable. Cela existe déjà, et il faut aussi savoir reconnaître ce qui a été fait. La formule actuelle est plutôt de bonne qualité. Elle n’est simplement pas suffisamment identifiée, et il faut aller plus loin. Sur ce point, il faut être honnête.

Ce qui fera que le centre-ville sera réellement redynamisé et d’ailleurs pas seulement le centre-ville, mais prenons-le comme exemple , c’est vraiment l’expérience que l’on va proposer aux gens.

Je vais vous donner un exemple très simple : prenez le marché de Noël. C’est un marché plutôt qualitatif. Mais quand on le compare à ce qu’on peut trouver à Colmar ou à Strasbourg, il y a un vrai décalage. On peut faire des choses pas forcément très compliquées, mais extrêmement porteuses en termes de fréquentation, de visibilité et d’expérience client.

Je prends un exemple très concret : tous les vendredis et samedis soirs du marché de Noël, vous installez une scène ouverte à l’extérieur avec des concerts gospel, des chœurs de Noël. Là, vous créez immédiatement une vraie raison de venir.

On a aussi parlé tout à l’heure des étudiants. Malheureusement, dans notre ville, il y en a trop peu. Et pour faire venir davantage d’étudiants, il y a plusieurs leviers : des partenariats avec l’UHA, avec l’Université de Strasbourg, avec de nouvelles formes d’enseignement, l’alternance, ou encore l’installation d’écoles privées à Mulhouse.

Avoir des étudiants à Mulhouse, ce n’est pas juste pour la beauté du geste. C’est parce que cela anime la ville, cela crée du flux, de l’activité, une vie associative, et tout cela est très important.

On l’a dit également : il faut que les personnes qui viennent le samedi après-midi dans le centre-ville de Mulhouse puissent y vivre une expérience globale. Cela veut dire qu’il faut pouvoir y trouver de grandes enseignes, bien sûr, mais aussi des spécificités locales.

Par exemple, notre identité alsacienne est trop peu incarnée dans le centre de Mulhouse. Et c’est dommage. Dans le cadre de mes fonctions professionnelles, quand je me déplace, on me dit souvent : “Quand je veux vivre une expérience alsacienne, à Mulhouse, je ne la retrouve pas tant que ça.” Pour nous, c’est un vrai manque, et il va falloir travailler là-dessus.

Donc, pour résumer : proposer de grands événements, comme le festival dont nous avons parlé ; travailler aussi la question du sport ; proposer une vraie expérience client, notamment autour de notre identité alsacienne ; et, bien sûr, faciliter l’accès au centre-ville, notamment à travers le stationnement.

Merci.


Question sur la place du vélo et des mobilités douces

(adressée au dernier candidat interrogé, Annouar Sassi)

Intervenant : J’ai une question qui n’a pas encore été abordée : celle de la place de la mobilité douce en ville, et notamment du vélo.

Aujourd’hui, personnellement, quand je suis dans le centre-ville, dans une rue piétonne, j’ai besoin de me sentir en sécurité avec mes enfants, de pouvoir les laisser marcher sans avoir l’impression qu’une trottinette va débouler à 20 km/h. Entre les vélos et les trottinettes, qui sont parfois débridés un peu partout, on n’est plus vraiment, pour moi, dans de la mobilité douce. À mes yeux, la seule vraie mobilité douce, ce sont mes baskets et la marche.

J’aimerais savoir comment vous voyez la ville de demain pour nous sécuriser, nous, quand nous sommes piétons.


Réponse d’Annouar Sassi

Merci pour cette question. Il y a deux points là-dessus.

Le premier, c’est la structuration du déplacement des vélos et des nouvelles mobilités dans la ville. Le seul moyen d’éviter de côtoyer en permanence ces engins, et de prendre le risque d’être percuté par des vélos — qui, avec l’assistance électrique, peuvent parfois rouler à 40 km/h — ou par des trottinettes, c’est de créer de vraies pistes cyclables, de vraies voies dédiées aux mobilités douces, clairement séparées.

Cela peut être fait à côté de la route. Et, dans l’idéal, le plus loin possible de l’espace piéton, parce que c’est un danger que l’on rencontre tous au quotidien.

Maintenant, quand on traverse Mulhouse, je trouve qu’on reste encore dans une situation relativement calme. Si vous allez à Strasbourg, c’est beaucoup plus dangereux. Cela dit, cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire ici.

Le deuxième point, c’est la réglementation de l’accès à certains espaces. Et là, je pense que, par exemple, sur la place de la Réunion, il y a eu une bonne initiative : celle d’interdire l’accès de ces engins électriques à certains espaces très fréquentés. Cela mériterait d’être davantage affirmé et appliqué.

Merci.



Clôture du débat

Modératrice : Merci beaucoup. On arrive à la fin de nos échanges.

Je voudrais encore une fois que l’on applaudisse les candidats, ainsi que vous tous. Merci beaucoup.

Merci à Patricia, qui a su gérer le temps avec beaucoup de réactivité. Merci également à sa collègue. Je remercie énormément Romain et Robert, qui sont à l’arrière pour la technique. Et merci à Nadine pour l’organisation.

Merci aussi à toutes les personnes présentes ici. Désolée, je sais que cela a parfois généré de la frustration pour certains qui avaient encore des questions. N’hésitez pas, si besoin, à prendre ensuite des rendez-vous ou à échanger directement avec les candidats.

Nous avons essayé d’être les plus factuels et les plus justes possible. Je pense que nous avons réussi à conserver cet esprit. Et je vous remercie tous pour le respect dont vous avez fait preuve pendant cette séance.

Merci à tous.


 
 
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