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L'univers sexe de Lux

Article des Dernières Nouvelles d’Alsace paru le 02/09/10.

Dans son premier roman, Je ne m’ennuie jamais toute seule, Lucie Lux aborde la masturbation féminine. (Photo DNA – Cathy Kohler)

Lucie Lux anime, tous les mois sur Radio MNE, une émission « lubrico-ludique » où, entourée de chroniqueurs, elle aborde frontalement le thème de la sexualité. Attention, mineurs et puritains s’abstenir…

Gorges profondes : l’intitulé de l’émission radiophonique de Lucie Lux est volontairement provocateur mais si évocateur de l’univers dans lequel cette mystérieuse écrivain évolue. « Il s’agit du titre d’un film pornographique de Gerard Damiano qui, à sa sortie en salle en 1972, avait défrayé la chronique américaine. C’était encore l’époque où ce genre de long-métrage était diffusé dans les cinémas, c’était la période du porno chic », déclare – un peu nostalgique ? – cette animatrice de Radio MNE.

«La fellation, toujours avec un préservatif»

Entourée d’un noyau dur de trois chroniqueurs, dont un homme, elle décrypte, une heure par mois, une facette de notre sexualité. Ses premières émissions, diffusées depuis fin mai, ont tenté de pénétrer les mystères de la fellation – « toujours avec un préservatif, mesdemoiselles », conseille-t-elle – de la sodomie et du cunilingus. « Lors de nos interventions, on se base sur nos expériences personnelles et quelques informations glanées dans des bouquins ou sur Internet, explique Lucie Lux. Le fait d’avoir un homme dans l’émission nous permet de lui poser des questions qu’on n’aborderait pas forcément avec notre partenaire .» Gorges profondes s’adresse à toutes les personnes qui, quel que soit leur âge ou leur orientation sexuelle, s’interrogent sur ce domaine et ne trouve pas forcément un proche auprès de qui se confier.

La masturbation féminine, encore tabou ?

Malgré la libération sexuelle de mai 68 qui, selon Lucie Lux, « n’a pas été d’une grande efficacité même si quelques pratiques ont été désacralisées », le chemin pour une démystification totale du sexe est encore long. « Ce n’est pas parce que, grâce au Web, on a accès plus facilement à des informations sur ce sujet que les mentalités évoluent pour autant. La démocratisation des sextoys n’empêche pas une bonne partie de la population de trouver cela encore dégradant », souligne-t-elle. Ce thème la touche tout particulièrement puisque la trame de son premier livre, Je ne m’ennuie jamais toute seule, relate la relation addictive d’une femme à son godemichet.

I.L.

A écouter en podcast sur www.radiomne.com


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